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Metal Gear : Ground Zeroes [TEST JV]

Metal Gear : Ground Zeroes [TEST JV]

Metal Gear : Ground Zeroes [TEST JV]

Snake. Metal Gear. Deux noms, celui d'un héros, celui d'une série de jeux, tous les deux mythiques. Si Metal Gear a débuté sur l'ancestral MSX, il a connu le succès avec la sortie de Metal Gear Solid sur la première Playstation. Une réalisation de haute volée pour l'époque, une mise en scène digne d'un film, des personnages aussi caricaturaux que charismatiques, un scénario riche en rebondissements, autant d'éléments qui ont fait le succès de cette série.


La Playstation 2 verra les épisodes 2 et 3, la PS3 recevra le très contesté Metal Gear 4, que j'ai adoré, c'est d'ailleurs ce jeu qui m'avait fait choisir la console de Sony plutôt que la Xbox 360. Pour la précision, "contesté" car plus porté sur l'action, et surtout bien trop souvent coupé par d'interminables palabres ...


La nouvelle génération de consoles est arrivée, et attend encore son Metal Gear, le 5. Mais là, le concepteur de génie, Hideo Kojima, a vu les choses en grand et annonce un opus en monde ouvert, alors qu'avant les décors étaient assez limités en taille, et on passait d'une zone à la suivante au fil de l'histoire. Mais, forcément, concevoir un jeu de cette envergure demande du temps, et les fans avaient peu de choses à se mettre sous la dent.
L'éditeur Konami a donc sorti une sorte d'introduction jouable, une mise en bouche de ce que sera le futur Metal Gear V, sous-titré The phantom pain Appelée Ground Zeroes, il s'agissait donc de faire patienter les joueurs, mais surtout de montrer quelques éléments du jeu. Depuis, le jeu est sorti le 1er septembre, d'autant plus attendu que le créateur Kojima a été renvoyé de chez Konami, et perd donc la main sur cette saga mémorable ! Metal Gear 5 sera donc le dernier Metal Gear de Kojima :(


Le jeu commence tel un Metal Gear, comme l'intro d'un film d'action à la James Bond qui laisse augurer ce qui fait le sel de la série, à savoir du stress et des échauffourées. La pluie tombe sur une ile et c'est là qu'apparait Big Boss. Sa mission est simple: il lui faut libérer deux prisonniers, Paz et Chico, tous deux hérités de Metal Gear Peace Walker dont la place dans le temps se situe juste avant Ground Zeroes. Contrairement à Metal Gear 4 qui était effroyablement bavard, je me suis étonné de voir un MG5GZ si sobre, si discret. Alors que MG4 était très souvent coupé d'interminables séquences cinématographiques, celui-ci est composé d'un seul plan qui se déroule d'une traite. Tout se déroule dans une seule ligne temporelle, et dans un seul lieu, l'ile. Et pourtant, cette avarice d'informations m'a un peu gêné pour entrer dans l'histoire, d'autant que le jeu est très court. C'est bien la séquence vidéo du début qui nous met en situation. Un général inspecte des cages, et l'une d'elles contient un garçon qui écoute en boucle on-ne-sait-quoi avec son casque.


Très vite, je me rends compte que le jeu mélange avec adresse l"infiltration que j'affectionne et l'action, en gardant un très bon équilibre entre les deux genres. Ca me rappelle les meilleurs Splinter Cell, autre série de jeux de ce genre, très réussie elle aussi dans un style plus réaliste.


Autre bonne surprise: Big Boss se montre bien plus agile et véloce que Snake dans Metal Gear 4. Il manque un peu de vitesse de réaction, mais il peut maintenant faire bien plus d'action. Surtout, il peut grimper sur le toit des batiments et s'y tenir à plat ventre pour scruter les environs. Big Boss peut toujours, comme dans les autres Metal Gear, recourir aux techniques de corps-à-corps. Ainsi, un garde vous gêne, il suffit de le contourner, et de l'étrangler, soit pour l'assommer, soit pour le tuer. On peut aussi l'interroger avant cela, et ce sont ces bribes d'informations qui feront l'histoire. De même, on trouve ici et là des cassettes audio, époque oblige, dont l'écoute nous permet d'en savoir bien plus sur le contexte de cet épisode.


En parlant de soldats: ici, pas de radar, encore moins de cone de vision qui nous indique où regarde chaque garde. Non, votre seul atout, c'est la reconnaissance. Les jumelles disposent d'un système d'écoute et de marquage. Ainsi, le gardes repérés resteront toujours visibles à l'écran, même de loin. Et il faudra redoubler de vigilance, car l'ile à arpenter est très vaste, et les soldats nombreux. Une fois repéré, il devient difficile de se cacher et d'attendre. Il faudra souvent faire face à la menace, liquider des soldats et aller ailleurs attendre que l'alerte soit levée. Car si l'alarme retentit, ce sont cette fois des patrouilles entières qui affluent, et qui continueront à vous chercher tant que vous ne serez pas déclaré introuvable. Les soldats iront alors vous chercher ailleurs ou croiront à une erreur.


Je regrette par contre la grande facilité du jeu, qui a donc cédé aux caprices des joueurs d'aujourd'hui. Ne pas être frustré, ne pas être bloqué, cela induit des sacrifices dans le gameplay. Ainsi, la santé de Big Boss remonte petit à petit dès qu'il arrive à rester tranquille dans un coin. De même, on trouve une visée à l'épaule chère à de nombreux jeux d'action du genre.

C'est d'ailleurs ce gameplay riche qui fait le plaisir de ce Metal Gear 5 Ground Zeroes. Car il faut avouer que si le jeu est vraiment réussi, il n'en demeure pas moins assez peu surprenant. Je m'attendais vraiment à retomber face à des ennemis improbables comme dans les autres opus auxquels j'ai pu jouer: personnages au design incroyable, bardés d'équipements étranges, robots géants et surarmés … Ici rien de ça, tout au plus un vilain tank ou encore des snipers, mais que du classique.


Si Metal Gear Phantom Pain est un monde ouvert, on n'en a ici que l'illusion. En effet, si l'ile se parcourt en un seul tenant, on est pourtant confronté parfois à des murs invisibles. Ou plutôt, des zones d'ombre où la vue se brouille si on y pénètre, nous intimant de retourner à la mission, et tout forcing de notre part entraine un échec de mission. Regrettable, d'autant qu'il suffisait de laisser nous promener ici et là pour nous contraindre, ou d'user d'artifices du décor pour nous restreindre.


Ce qui manque dans ce Metal Gear GZ, c'est l'émotion. Les précédents me tenaient en haleine, me mettaient dans un grand stress face à certaines situations, pouvaient émouvoir dans certains cas, portaient à réfléchir. Ici, on a un jeu d'une grande qualité sur le plan technique, mais qui manque d'épaisseur, et de moments héroïques comme par le passé.

La rejouabilité est pourtant de la partie, car il existe des missions annexes, mais pas des plus éblouissantes. Il y a pourtant un mode qu'on peut débloquer, le mode Déjà Vu, et celui-ci nous met dans la peau du héros du premier Metal Gear Solid, Snake, et propose de reproduire des scènes de ce jeu dans Ground Zeroes. A réserver aux fans donc.


Néanmoins, ce Metal Gear Ground Zeroes reste une belle expérience pour les fans comme moi. Une expérience bien trop courte, deux heures en ligne droite qui finissent sur une séquence qui augure forcément d'une suite, et qui nous laisse donc sur une certaine frustration face à ce qui pourrait sembler à certaines n'être qu'une grosse démo. Je dirais plutôt que c'est une très belle introduction à un jeu qui s'annonce très grand, mais une intro qui est vendue au prix fort et ça, je trouve ça vraiment ridicule. On trouve ce MGGZ à 20€ neuf en général Sachez qu'il est disponible sur PS3, Xbox 360, mais aussi sur les consoles actuelles que sont la PS4 et la Xbox One, et bien sur le jeu est encore plus beau sur ces machines.

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