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Des avis, des tests, des billets d'humeur, des bons plans.


Monstres Academy [TEST]

Publié par UnkleDark sur 7 Septembre 2013, 09:39am

Catégories : #Films

A chaque été son Pixar. Chaque année, la période estivale est l'occasion pour les studios menés par John Lasseter de nous proposer son nouveau film. Avec soit une nouvelle franchise, soit une suite d'un de leurs nombreux succès. Et cette année, les complaintes des fans ont été entendues, puisque c'est la suite de l'excellent Monstres et Compagnie qui voit le jour.

Ma première crainte était d'avoir une suite ratée. Oui, car on a beau s'appeler Pixar, on ne fait pas forcément que de bons films. J'en veux pour preuve le très dispensable Cars 2, vit oubliable, et vite oublié de toutes façons, car suite très commerciale, histoire de vendre à nouveau tout un tas de gadgets et jouets. Et cette crainte était d'autant plus forte que Monstres et cie est sans doute mon film Pixar préféré. Alors, je profitais en famille que le film soit projeté dans notre "camping" pour aller le voir. Enfin.


Monstres Academy se place en préquelle, c'est-à-dire qu'il se situe chronologiquement avant Monstres et Cie. Le film nous propose en effet de revenir sur son duo vedette, Bob Razowsky et Jacques "Sully" Sullivent et plus exactement sur leur rencontre.


Monstres Academy s'ouvre sur un Bob Razowsky haut comme trois pommes, trois Grany bien sûr tant il ressemble à ces pommes vertes. C'est dès la petite enfance que Bob, au détour d'une visite scolaire, décida de devenir plus tard une Terreur d'Élite, c'est-à-dire un monstre parmi les plus effrayants. Et depuis ce jour, il mit toutes sa motivation, tous ses efforts dans le seul but de rejoindre l'Université des Monstres, la Monstres University (qu'un idiot du marketing a jugé bon de renommer Academy, croyant avec 10 ans de retard que la Star Academy était un nom qui parlait aux gosses!).

On retrouve ensuite Bob, des années plus tard, qui met enfin le pied dans cette grande université dédiée à la monstruosité. Et c'est là qu'il rencontrera celui qui deviendra plus tard son partenaire et meilleur ami, Jacques Sullivent. Et pourtant, au début, tout les opposait !


Pas facile de se faire un avis avant d'avoir vu le film, tant je lisais tout et son contraire. J'avais donc peur de la déception. La peur, aaaaaah, le but ultime de nos amis monstres. Et c'est cette peur qui est au centre de leurs préoccupations.
Dès le début, on est mis au pas: le film sera beau, très beau même. Le petit Razowsky est craquant, et les décors ont énormément gagné en richesse, en couleurs. Toy Story 3 m'avait déjà étonné, mais là c'est largement au-dessus. Certains plans sont d'ailleurs du niveau du photoréalisme. On a l'impression de voir de "vrais" monstres déambuler dans des décors réels. Incroyable ! C'est notamment leur batiment de cours qui surprend par sa grandeur. L'intérieur est lugubre, se prêtant bien à leurs leçons d'effroi. J'ai d'ailleurs appris que ce batiment existait vraiment, rendu ici plus monstrueux avec quelques ajouts architecturaux en façade.

J'étais donc encore au début sous le coup de la surprise, de l'admiration devant le travail des graphistes de Pixar. Ils ont atteint là un niveau énorme de qualité de leurs créations. J'ai lu parfois des critiques de blasés qui trouvaient ça plutôt banal à ce jour. Aaaaaah, la "blasitude" de ces gens, professionnels ou non. Mais on ne reste heureusement pas constamment dans ce quasi-réalisme, avec des scènes bien plus originales et colorés. Je pense notamment à cette course folle dans les égouts de l'université. Là, les monstres doivent éviter des sortes d'oursins fluorescents dont ils découvriront vite les effets de la piqure.

Monstres Academy, c'est aussi une galerie de personnages loufoques. Loin des humains si semblables, Pixar nous dépeint ici une myriade de créatures toutes plus originales les unes que les autres, par leur forme et leur taille. Bob s'entourera par exemple d'une bande d'étudiants un peu à la ramasse. `Parmi eux, une sorte de boule violette aux bras munis de tentacules, un "Spongy" qui ressemble à une boule de gelée rose, un monstre siamois, et Art, un monstre aux jambes très longues mais aux bras ridicules. Celui-ci est doublé en français par Jamel Debouzze, qui ne joue pas dans l'exagération. A ce propos, la doyenne de l'université est doublée par ni plus ni moins que Catherine Deneuve... que je n'avais pas reconnue. J'ai bien aimé ces personnages, on s'attache vite à cette bande de héros de seconde zone. Mais Bob et Sully devront faire avec tant bien que mal: pour ne pas dévoiler l'intrigue, sachez que ces deux là devront agir en équipe avec leurs nouveaux comparses afin de pouvoir regagner les bancs de la fameuse université. Sinon, adieu rêves de terreur !

Cette action en équipe se fera lors d'une grande compétition entre les fraternités d'étudiants. Et nos amis vont par conséquent découvrir le travail en équipe pour réussir à se sortir de cette confrontation avec d'autres monstres plus forts, plus rapides, mais qui n'ont pas leur fraicheur, leur innocence. Nous avons bien ri lors des épreuves, je repense à ces "oursins" qui font gonfler la partie du corps qu'elle touche.

Le film ne raconte pas la vie des héros avant Monstres et Compagnie, d'ailleurs on se cantonne à une toute petite période de leur vie étudiante. C'est là l'occasion, dans une durée très condensée, de montrer les coutumes des universités américaines, et c'est là aussi ce qui décevra certains qui attendaient autre chose. Le film raconte la rencontre entre Bob et Sully, rien de plus. On ne cherche pas à entrer dans un amoncellement de scènes grandioses, au risque d'écoeurer. Non, on entre plus dans la vie de tous les jours de ces bonshommes qui sont comme les autres, pour montrer comment la vie les a réunis contre toute attente. L'histoire est simple, presque intimiste, et ne cherche pas la surenchère contrairement à d'autres, je pense encore là au décevant Cars 2 qui, s'il en met plein les yeux, reste un film peu inspiré. Ce qui m'a surpris, c'st qu'on s'attend des dizaines de fois à ce que naisse l'amitié entre nos deux héros, qui se rencontrent au sein de cette université. Et pourtant, on est à chaque fois étonné de voir qu'il n'en est rien, qu'au contraire leur rivalité se fait plus forte. Ils en prennent d'ailleurs plein la figure, allant d'échec en échec, et on se demande même quand viendra la note optimiste commune à ces films ! Mais tout cela, c'est pour fournir la matière à une fin aussi imprévisible que réussie, et justifiant pleinement cette amitié profonde qu'on leur connaitre par la suite. D'ailleurs, on apprend comment Bob et Sully entrent à Monstres et Cie, sans s'éterniser dessus, bien au contraire.


Si Monstres Academy pouvait faire craindre une suite facile, si j'ai souvent lu qu'on s'y ennuyait presque, nous avons pourtant passé tous les 4 un bon moment. Le film s'adresse à tous, avec ses blagues potaches qui font rire les petits, les clins d'oeil plus subtils (la maman qui annonce écouter de la musique douce et nous sort là quelque chose de très ... surprenant) et une action plus rythmée que le premier. Si ce dernier jouait plus sur les gags et les sentiments, sa suite qui n'en est pas une joue plus sur l'enchainement de scènes drôles et d'actions en tous genres, plaçant tout cela dans un gigantesque tableaux faits de décors magnifiques et d'êtres étranges.
La déception de certains peut venir du fait qu'ils attendaient peut-être bien trop de ce film, bien trop de Pixar qui nous habitue à produire de bons films, voire de très bons.

Pour faire court, je dirais que nous ne regrettons pas du tout d'être allé voir ce bon film d'animation, bien au contraire. Mes fils ont déjà demandé à ce qu'on l'achète une fois disponible en vidéo. Ce sera chose faite ;-)

Avis publié sur Ciao.fr

Monstres Academy [TEST]
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