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Des avis, des tests, des billets d'humeur, des bons plans.


Splinter Cell Double Agent, un beau coup de jeune

Publié par Nicolas sur 6 Mars 2016, 09:56am

Catégories : #Jeux Vidéo, #Test, #Xbox, #Xbox 360, #Playstation

Splinter Cell Double Agent, un beau coup de jeune

J'ai une affection toute particulière pour la série Splinter Cell sur console. Quand j'ai enfin eu ma toute première console "rien qu'à moi", c'était la première Xbox en 2002, ma femme avait pris en même temps un jeu appelé Splinter Cell, tout simplement.
Je découvrais ainsi un jeu d'infiltration d'une grande qualité technique, basé sur la gestion des lumières et des ombres, sur des effets de matière incroyables pour l'époque (des tentures, des plastiques très bien rendus), mais surtout je découvrais un jeu d'infiltration d'une grande richesse.

Le héros est Sam Fisher. Il fait partie de Echelon 3, une branche des services secrets américains, la NSA. Sa mission est d'accepter des missions infaisables et de les réussir. Mais dans ce quatrième opus de la saga, Sam, terrassé par la mort de sa fille, accepte une mission périlleuse. Il doit en effet infiltrer une organisation terroriste, la James Brown Army (JBA) afin de découvrir quelles sont leurs intentions, voire de la démanteler. Le titre Double Agent prend alors tout son sens, puisque Sam devra oeuvrer au nom de l'organisation terroriste tout en gardant en tête qu'il est toujours du "bon côté". Ces deux visions des évènements à venir amèneront des choix à réaliser, et c'est ce qui donne à ce Splinter Cell toute sa saveur.

Ma première surprise concernait les grands poncifs des Splinter Cell. Si les trois premiers épisodes misaient beaucoup sur l'obscurité, ce Double Agent mettaient dès souvent Sam en pleine lumière. J'avoue avoir été un peu perdu au début, car les réflexes en étaient tout chamboulés. Les fameuses lunettes de vision nocturne qui marquent fort cette série n'avaient plus beaucoup de sens, d'autant que leur rendu n'est pas très réussi. Mais en plus de l'action au grand jour, des nouveautés font leur apparition, et il faut composer avec elles. Mon meilleur exemple reste ce chapitre de jeu où on intervient en plein blizzard. Il faudra alors chercher à se dissimuler au mieux pour se jouer des ennemis. On peut par exemple plonger sous la glace afin de la traverser par-dessous et saisir un ennemi par les pieds, provoquant sa mort. J'ai donc trouvé le côté infiltration plus difficile ici, car il faut encore plus observer le décor, mais pas du tout frustrant, au contraire.

Splinter Cell Double Agent, un beau coup de jeuneSplinter Cell Double Agent, un beau coup de jeune

La double approche NSA et JBA permet de nombreuses nouveautés dans le jeu,cela apporte un second souffle à une série qui commençait à tourner en rond. Ainsi, les missions sont entrecoupées de passages dans le quartier général des terroristes. Là, on cherchera à en savoir plus sur ses membres, et très vite la NSA se rappellera à notre bon souvenir. Il s'agira par exemple de relever des empreintes digitales, de faire des enregistrements de voix. Mais ça sera bien plus compliqué que prévu, car il suffit d'être repéré en train de faire une telle action pour être considéré comme traitre. Et c'est encore plus difficile quand on sait que le niveau de l'intelligence artificielle a été relevé. Ainsi, les ennemis seront plus attentifs à leur environnement et pas juste alertés par un corps inerte. Une ombre, un mouvement au loin, cela peut suffire à attirer leur regard.

Mais les taches de Sam sont aussi du côté de la JBA. Souvent, un membre haut placé nous demandera de remplir une mission dans un temps imparti. Libre à vous alors de la réussir ou pas, en sachant que si certains objectifs sont obligatoires, d'autres sont accessoires. L'écran de contrôle de Sam permet de savoir l'impact qu'aura telle mission sur la confiance de la NSA ou de la JBA. Arriver à une confiance à zéro est synonyme d'échec total et de fin du jeu. La trame du jeu devient alors moins linéaire qu'à l'accoutumée. Certains objectifs sont opposés, il faut alors choisir entre l'un des deux, en sachant que réussir l'un et refuser l'autre impactera la confiance qu'on nous accorde dans chaque camp. Il va sans dire que ma morale sans faille (si si) a fait que j'ai le plus souvent choisi la voie de la sagesse ... avec quelques menus dérapages.

Splinter Cell Double Agent, un beau coup de jeune
Splinter Cell Double Agent, un beau coup de jeune

Les missions les plus stressantes ont lieu dans le QG de la JBA. Si on dispose d'un temps limité pour réussir une de leurs missions sur place, comme construire des nombres pour un attentat prévu, ce temps est assez large pour mener à bien d'autres missions pour la NSA. Pirater un serveur, poser un mouchard, prendre des preuves, autant d'objectifs qui font qu'on peut être démasqué. Il faut donc se demander si le jeu en vaut la chandelle et jauger la prise de risque. C'est d'autant plus difficile que dans le QG, on ne dispose pas du tout de l'attirail du parfait agent. Tout est basé sur l'infiltration. Quel stress, mais quel pied ! Le pire est qu'il faut en plus être revenu au point de rendez-vous à la fin du décompte de temps, là encore c'est souvent la course.

En mission sur le terrain, si on oeuvre pour le JBA, la NSA nous donne souvent des objectifs qu'il faudra remplir, tout en restant hors du regarde des terroristes. C'est encore plus compliqué car il faut composer avec nos deux rôles. Par exemple, lors d'un rendez-vous entre chefs terroristes à Shangaï, Sam est supposé surveiller le toit. Mais il faut alors profiter de l'absence du chef pour aller espionner leur conversion et l'enregistrer. Tout est réglé à la seconde près, et c'est à force d'observation et de patience qu'on parvient à ses fins. J'ai d'ailleurs été tellement pris par le côté infiltration que j'ai fait la majeure partie du jeu sans utiliser d'armes à feu.

Les choix sont parfois plus décisifs sur la poursuite de l'histoire. On peut être placé face à des décisions à prendre, et il faut se décider vite. Par exemple, lors d'une mission, on peut choisir de découvrir le code de désactivation d'une nombre placée sur un bateau. Si on a ce code, une fois au QG, on peut là aussi choisir de l'utiliser. Troisième choix possible, quand le compte à rebours de la bombe arrive à zéro, on peut décider de la faire exploser ou pas, et si elle n'explose pas, on peut faire porter le chapeau à un autre personnage, alors que celui-ci a une place particulière dans l'histoire. A vous de décider, et d'en accepter les conséquences. Ces choix sont un oint que j'ai beaucoup apprécié, car ils permettent de casser la linéarité d'un jeu qui, si elle est toujours vraie, gagne un peu en flexibilité avec des passages un peu plus permissifs. Surtout, on a plus de choix dans la façon de mener à bien une mission.

Si je trouve qu'il est intéressant d'avoir dépoussiéré une série qui tenait à se renouveler, je regrette que parfois, le côté action ait été un peu trop prononcé. Cette tendance se voit dans certaines missions, heureusement bien rares, où il est presque impossible de jouer la carte de la discrétion, au contraire, il faut souvent verser dans l'action pure. Dommage, car ça n'est pas pour moi ce qui fait l'essence des Splinter Cell.
La réelle déception a été pour moi la fin, bâclée, trop vite amenée, tombant presque à plat tellement elle manque de ce côté presque cinématographique qui fait pourtant souvent la patte de ce jeu. Là, l'affrontement final n'en est pas un, et j'avoue avoir été véritablement déçu. Et ce n'est pas la mission d'après générique qui me fera penser le contraire, même si elle conclut bien ce qui aurait pu être une énorme erreur de scénario.

Splinter Cell Double Agent, un beau coup de jeune

Techniquement, le jeu date de 2008 et ça se sent. La Xbox 360 est capable de mieux, mais je n'ai pas été déçu par cet aspect du jeu. Certains environnements sont vraiment très beaux, alors que d'autres sont franchement ratés, notamment sur certaines textures. C'est le cas surtout des scènes en extérieur, quand la lumière brule les couleurs.
La prise en main n'est pas laborieuse du tout, même si la palette d'action est large, on vient vite à bout des manipulations nécessaires. En ce sens, la manette Xbox m'a paru plus pratique et sensible que celle de la PS3 (car j'avais eu le jeu sur PS3 autrefois mais j'avais vite abandonné devant la difficulté du jeu, erreur réparée en achetant plus tard la version 360 en promotion).

Je n'ai pas trouvé le compteur indiquant le temps de jeu. J'estime qu'il m'aura fallu une dizaine d'heures pour arriver à la fin du jeu, sachant que j'aime parcourir, fouiner, e parfois admirer les décors ou certains points de vue. Il existe un mode mission, qui propose de jouer contre la machine sur des cartes fermées. On joue le rôle d'un espion qui doit pirater des ordinateurs, mais des gardes nous en empêchent. C'est amusant quelques instants, mais je n'y reviendrai pas je pense.
Je n'ai pas pu tester le jeu en multijoueur, je pense que les serveurs du jeu sont fermés. Je me souviens que sur les anciens Splinter Cell c'était très sympa, mais très mal équilibré: deux groupes s'opposaient, les mercenaires contre les espions, et les deux se jouaient de façon très différente, et un des deux groupes étaient bien plus puissant que l'autre. Donc tous les joueurs choisissaient ce groupe ;)


Après trois épisodes de plus en plus réussis, mais qui se ressemblaient trop dans leurs mécaniques, Splnter Cell avait besoin d'un nouveau souffle. Ce Splinter Cell Doubla Gent réussit fort bien cette mission, car s'il a su prendre de ces aïeux ce qui fait la substance de la série, il a ajouté des éléments très pertinents, notamment en nous laissant le libre choix de nos missions, quitte à nous placer parfois face à de vrais choix moraux. Splinter Cell a ainsi gagné en profondeur, en émotion même, et il ajoute à cela de vrais moments de tension. C'est un épisode que j'ai réellement apprécié, très réussi malgré ses petits moments trop orientés action, et surtout une fin qui tombe à plat. Mais ces défauts ne sauraient masquer un jeu de grande qualité.

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alex 28/03/2017 23:46

tu es chaud pour rejouer au mode multi ?

UnkleDark 30/03/2017 21:40

Je n'y joue plus, j'ai encore quelques jeux à faire sur 360 puis je pourrai enfin passer à ma One ;)

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