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Des avis, des tests, des billets d'humeur, des bons plans.


[TEST] The Last of us PS3

Publié par Nicolas sur 3 Janvier 2015, 17:21pm

Catégories : #Jeux Vidéos, #Playstation

[TEST] The Last of us PS3

The Last of us. Un jeu qui aura marqué la Playstation 3 en récoltant les récompenses à tour de bras. Mérité ou pas ? En un mot: oui.

The last of us est un jeu exclusif à la Playstation (PS3 et PS4), développé par le studio Naughty Dog, développeur des excellents Uncharted, et pour les plus vieux, à l'origine des premiers Crash Bandicoot sur PS1. C'est un jeu d'action aventure, avec une grosse dose d'infiltration. Le personnage que l'on joue est visible à l'écran, comme dans un Tomb Raider par exemple.


Je ne ferai pas un avis à rallonge. Non par facilité, mais parce que je tiens à garder toute la surprise pour ceux qui auront la bonne idée de jouer à ce jeu. La force du jeu tient avant tout dans la qualité de son histoire et dans les rebondissements. Autant ne pas le déflorer, par respect pour les joueurs. Les autres auront assez d'informations pour comprendre l'essentiel et qui sait, je saurai leur donner envie. Grand bien leur fasse.


Le scénario de The last of us n'est pas des plus originaux, puisqu'il reprend les idées à la mode ces dernières années: Joël fête son anniversaire avec sa fille Sarah, mais la nuit venue, la violence gagne soudainement la ville. Des explosions, des scènes de folie, tout se dégrade très vite. Joël a à peine le temps de prendre de quoi se défendre qu'il fuit avec Sarah et son frère Tommy. Mais d'autres leur ont emboité le pas, et les voilà obligés de prendre des chemins de traverse, jusqu'à ce qu'ils tombent nez à nez avec un soldat chargé de surveiller le périmètre de la ville et d'en empêcher la sortie. La fin sera tragique pour l'un d'entre eux. Là,en quelques minutes, Naughty Dog fait une démonstration de narration. Les personnages sont posés, le drame est en place, et on est pris à la gorge par la fin de cette introduction. Le stress se mélange au malaise.


On retrouve Joël 20 ans plus tard, et on comprend peu à peu ce qui est arrivé pendant toutes ces années. Joël a vieilli, les rides sont marquées, son visage est fermé. Il reste dans sa ville qui fait l'objet d'un périmètre de sureté. On comprend que la violence qui a secoué sa ville était en fait le résultat d'une pandémie qui a pris depuis une dimension mondiale. Cette maladie a pour effet de transformer les infectés en êtres fous, remplis du désir de tuer et de croquer de l'humain. Du zombie revisité en somme. Là aussi on comprendra petit à petit de quoi il retourne.

Très vite, Joël se voit confier la mission de conduire une gamine, Ellie, auprès des membres d'un groupe rebelle, les Lucioles. Cette fille est d'une importance capitale, car il semblerait qu'elle renferme en elle le remède contre le mal qui a ravagé le monde. En tout cas, l'espoir est grand. Joël est très réticent au début, marqué par son passé, replié sur lui même. Mais au fur et à mesure de l'aventure, son comportement changera, tout comme celui d'Ellie dont la force n'est parfois qu'apparente, au fond elle reste une fillette. L'histoire leur fera parcourir au fil du temps de nombreux environnements, tantôt urbain, tantôt plus sauvages. Mais il en ressort souvent les mêmes sensations: la solitude, l'angoisse. La qualité des graphismes sert parfaitement ce tableau: les personnages sont remarquablement dessinés, les décors sont riches, très beaux. Les sons sont rares pour assoir cette sensation d'abandon. Pas de musiques, quelques sons dans des moments clés, rien de plus. Génial !

La survie est essentielle, et Joel trouvera ici et là de quoi parfaire son équipement: il dégotera de nouvelles armes, dont l'arc très à la mode, mon préféré, des armes à feu, mais aussi de quoi confectionner du matériel. Ainsi, il pourra bricoler des bombes artisanales, des kits de soin, mais aussi transformer ses armes de corps à corps, les battes et autres tuyaux de fortune. On trouve donc ces éléments disséminés un peu partout, au joueur de fouiner dans les recoins. J'ai été pris dans cette collecte incessante car elle permet de traverser avec plus de facilité les obstacles. Car face à Joel et Ellie, il y a de nombreux dangers.

Si l'environnement est en soi un danger, ce sont avant tout les êtres humains qui sont le pire qu'il soit. Les infectés sont d'abord des rôdeurs, des humains encore rapides et aux sens aiguisés. Mais ensuite, la contamination les rend aveugles, sensibles aux bruits. Emettant un son caractéristique, on les surnomme claqueurs. Pas bien malins, mais furieux, aveugles mais à l'ouie fine. Il faudra jouer de leurs défauts pour les prendre par surprise, d'autant que le moindre contact est synonyme de mort assurée. Le plus gros d'entre eux est encore plus dangereux: très lent, il envoie sur ses adversaires des parties de lui contenant l'agent infectieux, et il est en outre assez résistant.
Mais les pires, ce sont les humains. Car la survie dans ce monde post-apocalyptique a révélé le pire chez certain. La faim, la convoitise, la conquête d'un territoire en ont rendu certains presque sauvages, en tous cas ce sont de vrais bandits sanguinaires. Là encore, il faudra se cacher, les prendre à revers, de vitesse, ou les battre par une puissance de feu supérieure. Là encore, la futilité est souvent payante face au nombre.

Les rencontres avec les ennemis sont source de bien des moments de stress. J'ai sursauté plus d'une fois, d'autant que l'ambiance installée est très glauque. Les décors crasseux, les cadavres, tout cela met mal à l'aise, on est prêt à bondir.


Le studio Naughty Dog a réussi aussi le tour de force de donner de la profondeur au jeu. Si les rebondissements sont nombreux, ils en deviennent presque crédibles dans un tel contexte. On n'est pas surpris, on s'attend à faire de mauvaises rencontres, mais on est souvent pris au dépourvu, dans des situations qui nous dépassent. Encore une fois, j'ai eu un mal fou à décrocher. Moi qui fais d'habitude des sessions de deux heures, j'y suis resté parfois le double !
Le climat s'installe petit à petit, tout comme la personnalité des protagonistes, Joel et Ellie en tête bien sur. C'est donc avant tout à un jeu d'ambiance auquel on a affaire, loin des Résident Evil. C'est progressif, fin, intelligent. Grandiose surtout.

Cette qualité de jeu est magnifiée par une maniabilité qui n'est jamais prise en défaut. Simple mais complète, riche et accessible, cette manière de jouer est parfaite. La caméra, le canard boiteux de bien des jeux, ne m'a jamais gêné. Au contraire, elle est toujours bien placée, rapide. Je le rappelle, le jeu est vraiment beau, fluide, on en prend plein les yeux, la PS3 est utilisée comme jamais avant.


Le jeu a fait l'objet d'une refonte technique pour la Playstation 4, poussant plus loin la qualité graphique.
Il dispose d'un mode multijoueur, mais je ne l'ai pas essayé encore. Apparemment, il est réussi et utilise bien les mécaniques d'infiltration, de collecte du jeu solo.

Naughty Dog propose aussi un complément à télécharger, ce qu'on appelle un DLC, qui est en fait une histoire complète où l'on incarne Ellie avant sa rencontre avec Joel. Ce contenu est vendu 15 € et prendrait 3 heures environ pour être fini. J'attends une promotion pour l'acheter et le faire pour prolonger le plaisir de jeu.


The Last of Us est un jeu d'une incroyable richesse, d'une terrible qualité générale. Il surprend avant tout par son univers crédible, par la maturité de son récit. Une grande réussite, qui mérite amplement son succès. Je le conseille à tous ceux qui aiment l'aventure, à ceux qui veulent voyager, prendre un réel plaisir à jouer. Il fait partie sans aucun doute des jeux qu'il est indispensable d'avoir parcourus dans la génération PS3-Xbox 360. Une belle démonstration d'un grand savoir-faire technique, ludique et scénaristique.


Vendu 40-50 € en neuf (je l'avais trouvé en soldes à 20 € neuf)

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[TEST] The Last of us PS3

Commenter cet article

Orchid 03/01/2015 19:24

Un avis parfait sur toute la ligne qui arrive parfaitement à retranscrire les émotions que tu as ressenti en y jouant. Bravo ! Je suis scotchée par ta plume. :)

Nicolas 04/01/2015 12:22

Merci ;)

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