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Des avis, des tests, des billets d'humeur, des bons plans.


Resident Evil 5 [TEST]

Publié par UnkleDark sur 21 Octobre 2013, 10:17am

Catégories : #Jeux Vidéos, #Test

Publié le 21 octobre sur Ciao

Resident Evil ... Deux mots bien connus des joueurs depuis plusieurs années, depuis la sortie du premier sur les consoles Playstation et Saturn. Un premier jeu qui propulsa sous les lumières le genre "survival horror". Survivre, ne pas mourir, dans un contexte d'horreur. Et ici, l'horreur a toujours été au premier plan avec les hordes de zombies assoiffés de sang et les créatures de plus en plus étranges, violentes ... et énormes !

Et voilà qu'en 2010 sort Resident Evil 5. Son créateur décidait alors de repenser le jeu. Le succès fou du 4 lui avait donné envie de garder son optique très tournée vers l'action, au détriment de la frayeur pure. Moins de stress, moins d'effroi, mais une action trépidante, incessante. C'est ce que propose Resident Evil 5, qui, disons le tout de suite, donne la part belle à l'action pure et dure. Vous rêviez d'un bon film d'action sur l'univers des zombies de Resident Evil ? Oubliez les navets avec Milla Jovovitch et plongez dans ce cinquième volet de la saga !

L'aventure commence en Afrique, où Chris Redfield est envoyé. L'originalité de ce cinquième Resident Evil vient du fait que vous serez accompagné tout au long du jeu d'une équipière. Cela supposera quelques interactions, des échanges de matériel mais aussi un appui lors des séances d'action. Bonne idée, qu'on retrouve dans d'autres jeux, mais qui aurait été très bien accueillie si cette charmante équipière avait été un peu plus maligne. En effet, combien de fois ai-je pesté contre elle lors de combats ?! Le cas fréquent est d'être assaillis par plusieurs ennemis, et nous voilà submergés par le nombre. On se dit alors que notre équipière tombe à point nommé ! Sauf que là, on la voit tirant avec son pistolet ... alors que dans son inventaire elle dispose d'autres armes. Parfois même, elle se retrouve sans balles ... alors que d'autres de ses armes en disposent !! En outre, certaines séquences de coopération tombent un peu à plat, comme les fois où il faut la protéger pendant qu'elle va actionner un mécanisme et que des ennemis la poursuivent. Or, on est bien loin et pas armé en circonstance !

Mais ne boudons pas notre plaisir. Ma première surprise a été du côté de la réalisation: ce RE5 est superbe, même plus de 3 ans après sa sortie. Les textures sont très riches, détaillées, tout comme la modélisation des personnages. Si les ennemis ne sont pas très variés, on n'a toutefois pas l'impression de voir toujours le même.Les éclairages ajoutent à cette richesse visuelle. Certains niveaux par exemple sont soumis à l'éclairage de torches, sur de vieilles pierres, et le rendu est stupéfiant. Les animations ne sont pas en reste, au contraire, et tous les protagonistes bougent avec fluidité. J'ai surtout apprécié les effets de chaleur et d'éblouissement, surtout en extérieur avec le soleil qui tape et éblouit.
Les scènes cinématiques sont elles aussi de très belle facture, parfois impressionnantes. Elles montrent qu'avec un peu de talent on peut faire un film Resident Evil de qualité. Les cadrages sont cinématographiques, et la mise en scène souvent réussie. D'ailleurs, un mode ciné permet de visionner cette cinquantaine de scènes.

Manette en main, on se lance dans l'aventure horrifique ... du moins c'est ce qu'on s'attend à avoir avec un Resident Evil (RE). Mais je le reconnais, à la fin du jeu, je faisais le constat: jamais lors de ces nombreuses heures de jeu je n'avais eu peur ni sursauté. Non que je sois plus courageux, mais encore plus que le glorieux RE4, ce 5 plonge encore plus dans l'action et s'éloigne du genre survie-horreur à l'origine de la série. Avec la disparition du genre, c'est aussi celle des mécaniques du genre qui disparaissent: plus d'énigmes, presque plus de mécanismes, aucune technique ou si peu dans les combats avec les ennemis coriaces. Non, Resident Evil a perdu l'âme de ses illustres ainés, il est devenu un "simple" jeu de tir en 3D, avec une action trépidante c'est vrai, mais dénuée des sensations qu'on avait autrefois, le stress, la peur !

S'il est devenu un jeu de tir, alors pourquoi avoir gardé ces lourdeurs qu'on excusait à peine avant? La pire de toutes: il est toujours impossible de tirer tout en se déplaçant. Non, il faut rester fixe, viser et tirer ! Alors si cela passait à la limite sur les plus anciens Resident Evil car il nous confrontait à des groupes de zombies très limité en nombre, force est de constater que ça devient bien plus compliqué quand on est entouré d'une dizaine de monstres bien plus agiles, venant de tous les côtés. L'autre lourdeur est celle de votre personnage, à la musculature digne d'un super héros, et qui se déplace avec la grâce d'un char d'assaut ! Je rage encore en pensant à une situation idiote: mon arme est vide, je trouve des munitions ... mais je ne peux rien en faire car mon inventaire plein ne peut pas recevoir cette boite de balles !! Alors qu'il aurait suffi de les utiliser tout de suite. Stupide et ridicule. Toutes ces critiques à l'encontre de la maniabilité font qu'on a beaucoup de mal à s'immerger dans l'histoire. Techniquement impressionnant, il est décevant du côté de la prise en main et de l'immersion. Décevant aussi du point de vue de l'univers, et notamment à cause des sons. On n'est plus angoissé à cause des bruits inquiétants, des râles de je ne sais quel zombie qu'on ne voit pas venir, de tôles rouillées qui tombent. Rien. Le néant sonore.

Autre point qui nous fait sortir de l'histoire: Sheva, notre partenaire, est parfois, souvent, un boulet ! Je me souviens de nombreuses fois où je lui demande de ramasser des munitions au sol, mon inventaire en étant déjà garni. Et la voilà, charmante, qui me lance un "Pas maintenant !" en hurlant comme une poissonnière sur le marché !! Enfin, elle crie "Not now" car le jeu est intégralement en langue anglaise. Mais rassurez vous, il est sous-titré, même dans les scènes cinématiques. D'ailleurs, celles ci sont en contradiction avec le jeu: là, on voit bien les personnages courir et tirer en même temps !!


Mais s'il présente présenter un tas de défauts qui pourraient être rédhibitoires, RE5 n'en demeure pas moins un bon jeu d'action où on se retrouve au controle d'un soldat super-efficace face à des hordes de monstres déchainés. Mais RE5 n'est pas un bon Resident Evil. On a perdu ici les temps forts de la série, à commencer par la peur de chaque instant. Les ennemis arrivent encore et encore, on s'y attend, et l'angoisse ne s'installe jamais. C'est regrettable, car le jeu nous apporte beaucoup d'éléments sur l'histoire de ces vagues de zombies. Il faudra trouver les notes et autres documents pour comprendre ce qui est arrivé à Umbrella, de sa création à sa chute. La frustration est encore plus forte alors, car il y avait de quoi nous offrir un RE de qualité. Mais à ne plus oser prendre de risques, certains studios jouent la surenchère technique au détriment des autres éléments, et surtout, ne cherchent pas l'originalité. On peut les comprendre, quand on voit le nombre de jeux qui se vautrent du côté des ventes (Rayman legends ou Devil May Cry pour en citer des récents). Mais là, on nous sert une copie à peine masquée de Resident Evil 4.

'''Peu ambitieux, Resident Evil 5 étonne par ses qualités visuelles mais déçoit par son manque d'originalité. Néanmoins, si on le prend en tant que jeu d'action et non comme un RE, il offre un bon moment d'action sans baisse de rythme et quelques scènes mémorables. Pour ma part, je pensais rester sur ma faim, mais très vite je me suis pris au jeu de cet immense défouloir.'''

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